lundi 27 décembre 2010

Une (très) bonne nouvelle

Une fois n'est pas coutume, ce blog héberge une note d'espoir. La raison en est simple : la réflexion autour d'une protection sociale mondiale avance ! Le FMI, l'ONU et certains économistes renommés ont commencé à soutenir cette idée, non pas sur des considérations morales qui mériteraient en eux-mêmes d'étudier le sujet, mais sur des considérations économiques. Et pour cela, il faut remercier Lula.

Lula a montré au monde qu'en instaurant une protection sociale pour les plus démunis, il permettait de créer une croissance de la demande interne durable, moteur d'un développement positif pour tout un pays. Bien sûr, cette protection doit être bien pensée, afin qu'elle ne parte pas en exportations et ruine le pays qui la met en place, mais les besoins premiers d'un pays pauvre vont souvent à des biens de première nécessité, fournis par l'économie nationale. Ainsi, la redistribution vers les couches les plus basses est une stratégie de soutien de la demande très intéressante, car les pauvres consomment le peu d'argent qu'ils ont beaucoup plus qu'ils ne l'épargnent.

Donc, pour relancer une économie mondiale défaillante, l'idée est simple : recopier la tactique Lula. Et par la même occasion, sortir quelques centaines de millions de personnes de la misère... Autant dire que l'idée est bonne, car elle rejoint le diagnostic de surépargne qui gangrène l'économie mondiale, provoquant une grave crise d'endettement public. Rétablir l'équilibre entre consommation et épargne passe par une redistribution des revenus, et par l'acceptation que le marché capitaliste ne permet pas à lui tout seul de rééquilibrer naturellement l'économie, surtout quand des stratégies de protectionnisme monétaire sont à l'oeuvre. En définitive, le creusement des inégalités, défendu par les capitalistes comme une nécessité pour la croissance économique, se révèle au contraire une limite majeure à la croissance de l'économie, car celles-ci créent des bulles d'endettement insoutenables à terme. Et le monde, qui sort à peine de l'éclatement d'une bulle immobilière, va bientôt vivre l'explosion de la suivante, bien plus grosse, celle de la dette publique...

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