Les dernières semaines ont été finalement tranquilles, avec de nouvelles étapes attendues vers la crise de la dette publique européenne : la dégradation des notes des pays les plus exposés (l'Irlande de 5 crans par Moody's !, la Grèce encore une fois, et même la Belgique maintenant), le sauvetage de l'Irlande par un prêt du FESF de 25 milliards, les craintes sur le Portugal et l'Espagne, et une renégociation de la dette grecque par le FMI et l'Union Européenne.
Ce qui paraît irréel est que malgré ces alertes de plus en plus marquées sur la situation de l'économie européenne, l'euro ne soit pas encore descendu à des niveaux abyssaux. Bien sûr, ce n'est aucunement l'intérêt des autres pays mais l'euro devrait logiquement s'effondrer quand on voit la BCE se préparer par une augmentation de capital à absorber des centaines de milliards de dette publique européenne, à monétiser la dette publique. Le déclic devrait arriver quand la France et de l'Italie seront elles aussi dans des situations de plus en plus désespérées...
Voici donc la suite logique : plans de rigueur inefficaces dans les pays les plus exposés à une crise de leur dette publique, continuation des déficits et interventions accrues de la BCE pour soutenir les emprunts souverains, jusqu'à ce que l'effondrement de l'euro amène une inflation importée (énergie et matières premières) qui permettra de rééquilibrer les budgets par l'effacement des dettes publiques. Une grande vague d'inflation, il n'y a rien de mieux pour effacer de la dette publique, qui de toute façon ne pourra jamais être remboursée...
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