Un blog sur le futur krach de la dette publique, son explication et les moyens d'y remédier. Plus largement, une nouvelle lecture du libéralisme, séparé du capitalisme et orienté vers une autre répartition du pouvoir économique.
lundi 18 juin 2012
L'Espagne et la Grèce : le tango
Après presque 3 mois de pause, pour cause de lassitude sur des événements toujours aussi répétitifs, un petit résumé semblait de mise, surtout après les élections grecques du 17 juin dernier. Cela devrait aller vite : la Grèce s'enfonce mais reste dans l'euro, l'Espagne s'enfonce et fait trembler les autres pays, à cause de la vitesse d'évolution de ses taux d'intérêts (7% de taux d'intérêt). La BCE devrait intervenir pour soutenir l'Espagne bientôt, après que l'UE ait accepté de sauver le système bancaire espagnol il y a à peine quelques semaines.
Pendant ce temps, l'euro descend, et l'idée d'une sortie de la crise par l'inflation progresse. La planche à billets n'aurait même pas besoin de fonctionner à plein régime, puisqu'un bon rééquilibrage de l'euro (environ 1$ pour 1€) aiderait déjà largement la zone euro à rembourser ses dettes, pour autant que l'on accepte les augmentations de salaire qui permettent de suivre l'inflation, et de la soutenir...
jeudi 29 mars 2012
Quand tout va bien, jusque là
De façon très intéressante, tout semble aller bien en Europe pour le moment. Ou comme le dit le proverbe, "jusqu'ici tout va bien...". Avec la BCE remettant le couvert pour plus de 500 milliards d'euros donnés aux banques (plus de 1000 milliards au total), il est vrai qu'il n'y a pas trop de quoi s'inquiéter. Mais, à bien y réfléchir, peut-être qu'il est vraiment temps de s'inquiéter :
L'euro reste désespérément haut (supérieur à 1,3 $), l'Espagne reste désespérément au chômage et sur la corde raide au niveau bancaire, l'Italie fait des reproches au lieu de s'occuper de sa croissance, la France ne fait rien (en fait si, elle élit son président), même la Hollande entre en récession, et l'Irlande y est. Ajoutons à cela une bulle immobilière encore non résorbée dans les pays latins, et cerise sur le gateau, la Grèce qui continue l'hémorragie sans pouvoir y changer grand-chose, avec 130 milliards de plus de l'Europe et 100 milliards effacés de sa dette.
Résultat de ces événements économiques désastreux : le taux d'épargne français est au plus haut, 16,8 %. L'épargne de précaution n'est pas un vain concept économique. Prenons le positivement : plus de ressources pour financer les dettes de l'Etat français, plutôt que négativement : la consommation intérieure flanche. D'un côté, puisque le problème de la France est un problème d'offre selon certains, ce n'est pas très gênant, cela fait juste moins d'importations... De l'autre, par contre, avec une telle épargne, qui n'est pas qu'une spécificité française malheureusement, la reprise économique risque de tarder à se faire sentir, si la consommation n'est pas là.
La surépargne demeure donc encore et toujours, avec pour solution simple : l'inflation, venue d'une baisse de l'euro et d'une hausse des matières premières qui permettrait un rééquilibrage de la balance la plus fondamentale de l'économie, le rapport consommation/épargne (qui devrait être lié à la croissance du PIB à long terme et être donc un objectif majeur de politique macro-économique...).
mardi 28 février 2012
La Grèce presque sauvée jusqu'à la prochaine fois
C'est fait, l'Allemagne a accepté d'aider encore une fois la Grèce, même si elle sait que c'est en pure perte qu'elle finance le déficit insurmontable grec. Des voix gouvernementales allemandes préconisent même maintenant une sortie de la Grèce de l'euro, seul moyen rapide d'obtenir une dévaluation salutaire pour l'économie grecque, mais désastreuse pour ses citoyens.
Seulement, avec 140 milliards, la sortie semble retardée, et devrait donner le temps aux Portugais, Espagnols et Italiens de rejoindre la Grèce dans le cauchemar de la dette publique amenant de l'austérité, une récession et encore plus de déficit. Cependant, la BCE fait ce qu'il faut, c'est-à-dire qu'elle alimente en argent gratuit les banques pour qu'elles financent à un taux d'intérêt acceptable les pays latins, tout cela pour acheter du temps. Mais du temps pour quoi faire, retrouver de la croissance ? Et d'où viendra-t-elle exactement ? L'inflation, solution à la crise, est aussi la solution à l'origine de cette crise, la surépargne et la répartition non optimale des revenus qui l'entretient.
Suite au prochain épisode, c'est-à-dire dans quelques semaines...
Seulement, avec 140 milliards, la sortie semble retardée, et devrait donner le temps aux Portugais, Espagnols et Italiens de rejoindre la Grèce dans le cauchemar de la dette publique amenant de l'austérité, une récession et encore plus de déficit. Cependant, la BCE fait ce qu'il faut, c'est-à-dire qu'elle alimente en argent gratuit les banques pour qu'elles financent à un taux d'intérêt acceptable les pays latins, tout cela pour acheter du temps. Mais du temps pour quoi faire, retrouver de la croissance ? Et d'où viendra-t-elle exactement ? L'inflation, solution à la crise, est aussi la solution à l'origine de cette crise, la surépargne et la répartition non optimale des revenus qui l'entretient.
Suite au prochain épisode, c'est-à-dire dans quelques semaines...
Inscription à :
Articles (Atom)