Mais que fait DSK ? Le FMI vient de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, à savoir que la réduction du déficit public français sera bien moins rapide qu'annoncée par le gouvernement. Le FMI annonce un déficit de 3 % du PIB seulement en 2015 et non en 2013, simplement en retraitant les prévisions de croissance de la France à des niveaux bien plus normaux, et même encore optimistes. Mais il continue à croire à l'instauration d'une vraie politique de rigueur en France, à 2 ans de la présidentielle !
Il ne faut pourtant pas être très imaginatif pour savoir que le gouvernement évitera de serrer véritablement le budget en 2011, afin de garder une chance à Nicolas Sarkozy de gagner la présidentielle en 2012. Autant dire que 2011 et 2012 risquent d'être des exercices de déficit budgétaire élevés, amenant en réaction les marchés à demander des intérêts de plus en plus élevés et les agences à dégrader la note de la France. La question politico-économique majeure de la France est donc la suivante : le krach de la dette publique français aura-t-il lieu avant l'élection de 2012 ou après ?
Avant l'épisode de la Grèce, je penchai personnellemet sur 2013-2014, mais la Grèce, puis bientôt le Portugal, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie vont accélérer les choses. Donc à l'heure actuelle je dirai plutôt 2011-2012 pour un épisode de crise majeure de la dette ouveraine européenne et d'effondrement de l'euro (qui aura un effet hyperinflationniste permettant de relancer l'économie européenne, qui a tant besoin d'inflation).
Un blog sur le futur krach de la dette publique, son explication et les moyens d'y remédier. Plus largement, une nouvelle lecture du libéralisme, séparé du capitalisme et orienté vers une autre répartition du pouvoir économique.
samedi 31 juillet 2010
dimanche 25 juillet 2010
Stress test des banques européennes
Les résultats de stress tests effectués sur les banques européennes et rendus publics vendredi dernier ont sans surprise confirmé la solidité de la majorité des banques, et en particulier des banques françaises. le résultat n'est pas étonnant car il s'est basé sur l'idée qu'aucun Etat européen ne ferait faillite, puisque la BCE achètera toutes les dettes d'Etat en cas de besoin (monétisation de la dette). Puisqu'il n'y a pas de danger sur les dettes d'Etat ca c'est l'euro qui sera sacrifié plutôt que les Etats européens, les résultats des stress test ne pouvaient qu'être très bons...
Une autre information importante est apparue la semaine dernière, avec un basculement de la demande en pétrole vers la Chine plutôt que les Etats-Unis, qui devrait orienter le prix du pétrole toujours à la hausse, en fonction de la croissance asiatique. Un problème de financement de la dette publique en Europe ne devrait donc pas entraîner une chute rapide du prix du pétrole, mais plutôt créer de l'inflation par la hausse du prix du pétrole par rapport à l'euro (alors en chute libre).
Une autre information importante est apparue la semaine dernière, avec un basculement de la demande en pétrole vers la Chine plutôt que les Etats-Unis, qui devrait orienter le prix du pétrole toujours à la hausse, en fonction de la croissance asiatique. Un problème de financement de la dette publique en Europe ne devrait donc pas entraîner une chute rapide du prix du pétrole, mais plutôt créer de l'inflation par la hausse du prix du pétrole par rapport à l'euro (alors en chute libre).
dimanche 18 juillet 2010
Une nouvelle agence de notation chinoise
Une nouvelle agence de notation, Dagong Global Credit Rating, vient de voir le jour dans le monde de la finance mondiale, et bien sûr, elle est chinoise. L'événement est intéressant car ses notes sur les déficits publics reflètent beaucoup plus fidèlement la situation financière réelle des grands pays développés que les 3 autres agences occidentales historiques. Par exemple, attribuer un AA aux Etats-Unis n'a rien de scandaleux, pas plus qu'un AA- à la France ou à la Grande-Bretagne. On peut bien sûr se demander si la note AA+ de la Chine donnée par Dagong n'est pas un peu surévaluée, mais cela fait partie du jeu.
Ce qui est franchement irritant dans les 3 grandes agences occidentales, leur propension à prendre les prévisions américaines de croissance pour la réalité, et l'Europe pour le vilain petit canard perpétuel, est somme toute plutôt bien corrigé par Dagong. Saluons donc comme il se doit ce début d'équilibre dans les notes des dettes souveraines.
Sinon, côté grec, le pays va mieux, surtout parce que l'inflation semble s'installer au-dessus de 5 % par an (en mai et juin 2010, 5,4% et 5,2%), et pourrait bien accélérer encore si la récession ne la tue pas dans l'oeuf. Il serait donc judicieux que l'Etat grec ne poursuive pas trop fortement sa politique d'austérité, afin de laisser l'inflation oeuvrer et réduire le déficit et la dette publiques. A suivre...
Ce qui est franchement irritant dans les 3 grandes agences occidentales, leur propension à prendre les prévisions américaines de croissance pour la réalité, et l'Europe pour le vilain petit canard perpétuel, est somme toute plutôt bien corrigé par Dagong. Saluons donc comme il se doit ce début d'équilibre dans les notes des dettes souveraines.
Sinon, côté grec, le pays va mieux, surtout parce que l'inflation semble s'installer au-dessus de 5 % par an (en mai et juin 2010, 5,4% et 5,2%), et pourrait bien accélérer encore si la récession ne la tue pas dans l'oeuf. Il serait donc judicieux que l'Etat grec ne poursuive pas trop fortement sa politique d'austérité, afin de laisser l'inflation oeuvrer et réduire le déficit et la dette publiques. A suivre...
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