Même Stiglitz le dit, la rigueur est une erreur. Irving Fisher l'a brillamment écrit, essayer de rembourser une dette en période de récession est presque impossible, en particulier quand la déflation menace. Habituellement, quand un pays se retrouve avec une dette publique très importante, il dévalue sa monnaie, ce qui contribue à relancer ses exportations, faire survenir l'inflation et finalement rééquilibrer ses comptes et rembourser sa dette (en papier monnaie dévalué il est vrai).
C'est ce qui devrait arriver à l'euro, de façon très bénéfique pour tous les non porteurs de dettes publiques européennes, dans les années à venir. Quand la peur de défaut de paiement aura submergé les pays latins majeurs (Espagne, France, Italie) en faisant exploser leurs taux d'intérêts, l'euro s'effondrera et la BCE n'aura plus qu'à accepter de financer et de récupérer les dettes publiques de tous les pays. Le krach de la dette publique surviendra donc, accompagné d'hyperinflation, alors qu'une inflation modeste aurait permis de régler le problème beaucoup plus simplement.
Un blog sur le futur krach de la dette publique, son explication et les moyens d'y remédier. Plus largement, une nouvelle lecture du libéralisme, séparé du capitalisme et orienté vers une autre répartition du pouvoir économique.
lundi 24 mai 2010
mardi 18 mai 2010
1ère aide grecque des autres pays européens
Aujourd'hui a eu lieu le versement de la première aide grecque par les autres pays européens. Autant cette aide est nécessaire, autant elle n'est que le début d'une longue série. En effet, en contraignant la Grèce à la rigueur, l'Allemagne a mis la Grèce sur le chemin de la récession, et donc du maintien de déficits abyssaux qu'il faudra bien financer pour éviter l'effondrement de l'euro.
Sans recours à la dévaluation pour importer de l'inflation et rendre un peu plus compétitive l'économie grecque, le gouvernement grec se trouve dans une impasse. Sa seule solution serait de taxer fortement les importations et relever les salaires afin de créer de l'inflation tout en maintenant la consommation qui rééquilibrera peut-être les comptes (si tant est que la BCE veuille bien ne pas toucher à ses taux d'intérêt quand l'inflation apparaîtra). Mais le mot inflation est encore tabou. Il ne le sera plus quand le Portugal, l'Espagne et l'Italie, suivis de peu par la France, se retrouveront dans la même situation que la Grèce. mais il sera sûrement déjà trop tard pour faire quoi que ce soit. Ne restera à la BCE qu'à avaler son chapeau, financer elle-même les dettes publiques, les banques et toute l'économie, et provoquer l'hyperinflation qui résoudra le problème de surépargne que son absolutisme anti-inflationniste a créé.
Sans recours à la dévaluation pour importer de l'inflation et rendre un peu plus compétitive l'économie grecque, le gouvernement grec se trouve dans une impasse. Sa seule solution serait de taxer fortement les importations et relever les salaires afin de créer de l'inflation tout en maintenant la consommation qui rééquilibrera peut-être les comptes (si tant est que la BCE veuille bien ne pas toucher à ses taux d'intérêt quand l'inflation apparaîtra). Mais le mot inflation est encore tabou. Il ne le sera plus quand le Portugal, l'Espagne et l'Italie, suivis de peu par la France, se retrouveront dans la même situation que la Grèce. mais il sera sûrement déjà trop tard pour faire quoi que ce soit. Ne restera à la BCE qu'à avaler son chapeau, financer elle-même les dettes publiques, les banques et toute l'économie, et provoquer l'hyperinflation qui résoudra le problème de surépargne que son absolutisme anti-inflationniste a créé.
dimanche 16 mai 2010
Livre : le krach de la dette publique
Ce blog réouvre aujourd'hui, pour la publication du livre "Le krach de la dette publique - L'économie de surépargne", début juin 2010. Il essaiera de résumer les propos du livre et de mettre en avant l'actualité qui y aura trait, de près ou de loin.
Le propos majeur du livre est comme son titre l'indique le krach prochain de la dette publique. Il essaie de proposer une explication à ce krach, en repartant de la crise des subprimes comme la dernière étape avant le krach, et de trouver une solution pour empêcher qu'il ne se reproduise.
En particulier, la surpéargne issue du capitalisme sera pointée du doigt, amenant une réflexion à la fois sur la théorie économique dominante à l'heure actuelle, et sur le capitalisme. Bien sûr, quelques propositions seront faites pour corriger cette surépargne cause de l'endettement excessif responsable du krach.
Le propos majeur du livre est comme son titre l'indique le krach prochain de la dette publique. Il essaie de proposer une explication à ce krach, en repartant de la crise des subprimes comme la dernière étape avant le krach, et de trouver une solution pour empêcher qu'il ne se reproduise.
En particulier, la surpéargne issue du capitalisme sera pointée du doigt, amenant une réflexion à la fois sur la théorie économique dominante à l'heure actuelle, et sur le capitalisme. Bien sûr, quelques propositions seront faites pour corriger cette surépargne cause de l'endettement excessif responsable du krach.
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